lundi 7 septembre 2015

Challenge 1%de la Rentrée Littéraire





J'inaugure une nouvelle Catégorie sur mon blog, celle des Challenges.

Mon premier sera Challenge 1% Rentrée Littéraire 2015. Je vais essayer de le tenir !

La rentrée littéraire 2015 (entre mi-août et mi-octobre 2015) compte 589 recrues.

Hérisson08 nous propose d’en lire 1% ou plus soit 6 livres d'ici le 31 juillet 2016.

C'est parti !


Liste des livres lus :

En Septembre : Le crime du comte Neville de Amélie Nothomb

jeudi 3 septembre 2015

Trente-six chandelles


Trente-six chandelles 
de Marie-Sabine Roger 
Editions du Rouergue - 2014 
277 pages




L'auteur : Marie-Sabine Roger
Marie-Sabine Roger est née en 1957 à Bordeaux et vit actuellement à Nîmes. Après avoir été enseignante en maternelle pendant une dizaine d'années, elle se consacre entièrement à l'écriture. Elle rencontre régulièrement enfants, adolescents et adultes dans les primaires, collèges, bibliothèques et IUFM.
Marie-Sabine Roger écrit dans des registres très différents et pour des publics divers. L'humour et le fantastique sont souvent présents dans ses ouvrages mais elle aborde aussi des sujets plus graves comme la maladie, l'exclusion.

TOUT BLANC Album à partir de 4 ans chez Casterman -2013

LA TETE EN FRICHE (adapté au cinéma par Jean Becker) Editions du Rouergue 2009-

Biographie complète ICI

4ème de couverture :
Allongé dans son lit en costume de deuil, ce 15 février, à l'heure de son anniversaire, Mortimer Decime attend sagement la mort car, depuis son arrière-grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés à onze heures du matin, le jour de leurs 36 ans.
La poisse serait-elle héréditaire, comme les oreilles décollées ? Y a-t-il un gène de la scoumoune ? Un chromosome du manque de pot ?
Que faire de sa vie, quand le chemin semble tout tracé à cause d'une malédiction familiale ?
Entre la saga tragique et hilarante des Decime, quelques personnages singuliers et attendrissants, une crêperie ambulante et une fille qui pleure sur un banc, on suit Mortimer finalement résigné au pire.
Mais qui sait si le Destin et l'Amour, qui n'en sont pas à une blague près, en ont réellement terminé avec lui ?
Dans son nouveau roman, Marie-Sabine Roger fait preuve, comme toujours, de fantaisie et d'humour, et nous donne une belle leçon d'humanité.
Mon avis :


J'ai découvert Marie-Sabine Roger avec ce roman et je dois dire que je suis conquise !
Une belle écriture, où humour côtoie tendresse.
Les personnages sont attachants.
Morty qui croit crouler sous le poids de l'hérédité, de la malédiction familiale.
Paquita et Nassardine, un couple atypique, plein de tendresse et de gentillesse.
Jasmine, la fille qui pleure sous la pluie en terrasse pour faire du bien aux gens ; Jasmine qui croque la vie à pleines dents.
Une comédie qui nous fait réfléchir également sur la mort.


Extraits :

- "qu'est ce que ça veut dire ça se tromper de vie ? Tu crois qu'on a une vie particulière à vivre toi ? Une vie qui nous est réservée ? Tu crois qu'à la naissance on nous donne un dossard, une gourde et un itinéraire ? Et si tu te trompes au carrefour, tu es disqualifié ?""


"Gracieuse.
Tiens, voilà un joli mot qu'on a dû inventer tout exprès pour Jasmine. Il y en a d'autres, aussi, des mots anciens qu'on n’emploie plus mais qui lui allait pourtant si bien : espiègle, mutine, malicieuse, taquine.
Ni belle, ni jolie, mais tellement plus que ça."


"Shakespeare avait raison : "Nous aimons mieux mourir chaque heure de la crainte de mourir, que mourir une fois"


mardi 19 mai 2015

Et je danse, aussi


Et je danse, aussi
de Anne-Laure Bondoux 
Jean-Claude Mourlevat
Fleuve Editions - 2015
279 pages

Anne-Laure Bondoux (un joli site où vous apprendrez tout sur cet auteur). J'avais découvert Anne-Laure Bondoux avec "les larmes de l'assassin".

Jean-Claude Mourlevat (encore un joli site à visiter).



4ème de couverture : La vie nous rattrape souvent au moment où l'on s'y attend le moins.
Pour Pierre-Marie, romancier à succès (mais qui n'écrit plus), la surprise arrive par la poste, sous la forme d'un mystérieux paquet expédié par une lectrice. Mais pas n'importe quelle lectrice ! Adeline Parmelan, «grande, grosse, brune», pourrait bien être son cauchemar... Au lieu de quoi, ils deviennent peu à peu indispensables l'un à l'autre. Jusqu'au moment où le paquet révélera son contenu, et ses secrets...
Ce livre va vous donner envie de chanter, d'écrire des mails à vos amis, de boire du schnaps et des tisanes, de faire le ménage dans votre vie, de pleurer, de rire, de croire aux fantômes, d'écouter le Jeu des Mille Euros, de courir après des poussins perdus, de pédaler en bord de mer ou de refaire votre terrasse.
Ce livre va vous donner envie d'aimer. Et de danser, aussi !


Un roman épistolaire (sous forme de mails, c'est plus dans l'air du temps) très agréable à lire. Pierre-Marie Sotto , un écrivain qui a perdu l'inspiration et Adeline Parmelan, une mystérieuse lectrice, sont des personnages attachants, qui prennent de "l'étoffe" au fil de l'histoire. Viennent s'inviter quelques personnages secondaires dont certains assez "cocasses" comme Lisbeth., la "harpie sarthoise".Un mystère plane tout au long du roman. Et pour une fois, j'ai écouté Pierre-Marie, je n'ai pas jeté un oeil aux dernières pages avant la fin de ma lecture.




mercredi 25 septembre 2013

Le bleu des abeilles


Le bleu des abeilles
de Laura Alcoba
paru en 2013
Gallimard
120 p




Voilà un roman qui me donne l'envie d'actualiser ce blog délaissé depuis bien trop longtemps....

 Une petite fille de 11ans qui vit en Argentine, va rejoindre sa mère réfugiée en France, à Paris. Les formalités prennent quelques mois, voire plus et pendant ce temps, Noémie, lui enseigne le français..."Au clair de la lune" "Frères Jacques" les chiens s'appellent "Médor" et les chats "Minet".
Et puis enfin, un jour, la petite fille rejoint sa mère, non pas à Paris, mais juste à côté, au "Blanc-Mesnil", cité de la Voie Verte et elle n'avait pas imaginé les choses comme ça. 

A partir de quelques souvenirs, de photos et d'une correspondance avec son père prisonnier politique, Laura Alcoba retrace une période de sa vie, de son enfance à son adolescence,  sa découverte de la civilisation et de la langue française. "j'ai aimé mon premier e muet comme tous ceux qui ont suivi...il me semble même que les e muets m'émeuvent, au fond. Etre à la fois indispensables et silencieuses..."
C'est un très joli roman, touchant, plein de poésie qui raconte un parcours difficile mais d'une façon toujours positive, naïve parfois.  Les chapitres sont courts et la lecture agréable.
C'est le titre qui m'a attiré et je n'ai pas été déçue : une très jolie découverte de la rentrée littéraire.

dimanche 16 janvier 2011

Citation du jour

Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux. 
( Jules Renard)





photos trouvées sur le blog ma petite fabrique

dimanche 2 janvier 2011

Le sumo qui ne pouvait pas grossir





de Eric-Emmanuel Schmitt

paru en 2009

chez Albin Michel

101 pages










Site officiel de l'auteur ici 

C'est l'histoire de Jun, 15 ans, révolté, ayant fui sa famille dont il ne veut rien dire. Un jour, il croise le chemin d'un maître du sumo qui voit un "gros" en lui, malgré son physique efflanqué. Commence alors un long travail d'apprentissage, d'acceptation de soi.

Mon avis :
Un récit très court sous forme de parabole, apaisant et serein, qui nous parle de spiritualité, du passage de l'enfant à l'adulte, de la recherche de "son moi" et qui a pour décor le pays du soleil Levant
L'auteur nous dit dans une interview aimer les histoires courtes et les titres accrocheurs : je crois qu'ici, il a réussi les deux.


"Alors que j'étais maigre, long, plat, Shomintsu s'exclamait en passant devant moi : - Je vois un gros en toi. Exaspérant ! De face, j'avais l'air d'une peau de hareng séchée sur du bois d'allumette ; de profil.. on ne pouvait pas me voir de profil, je n'avais été conçu qu'en deux dimensions, pas en trois ; tel un dessin, je manquais de relief."

mercredi 15 décembre 2010

Cyrano de Bergerac

d'Edmond Rostand


 au Théâtre Daniel Sorano avec le groupe Ex-abrupto


Mise en Scène Didier Carette et Marie-Christine Colomb











Quand le hasard fait bien les choses...Monique a eu des invitations, les a données à Marie-Claude qui a son tour nous les a données...et voilà comment je me retrouve, samedi soir, à voir "Cyrano de Bergerac" au Théâtre Sorano au lieu de surfer sur la toile ou regarder un "nanar" à la télé. Et là, le coup de coeur intégral !!!!!

Une mise en scène sobre, moderne ; des acteurs de la Compagnie Ex-abrupto de grand talent et un Cyrano sublime incarné par Régis Goudot ! Un Cyrano, frêle en apparence, mais qui se nourrit de son texte, qui remplit la salle de ses tirades, nous touche au coeur, nous émeut, nous transporte ! Merci Didier Carette . Merci aux acteurs. Merci à Régis Goudot. Merci à Edmond Rostand (pour ce texte encore si moderne et si poétique). Merci Monique.


Et pour le plaisir ...la tirade du nez :



Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme ! 
On pouvait dire... Oh! Dieu!... bien des choses en somme.
En variant le ton,-par exemple, tenez: 
Agressif: " Moi, Monsieur, si j'avais un tel nez, Il faudrait sur-le-champ que je me l'amputasse ! "
Amical: " Mais il doit tremper dans votre tasse ! Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap! " 
Descriptif: " C'est un roc ! . .. c'est un pic ! . . . c'est un cap ! Que dis-je, c'est un cap ?. .. C'est une péninsule ! " 
Curieux: " De quoi sert cette oblongue capsule ? D'écritoire, Monsieur, ou de boite à ciseaux ? " 
Gracieux: " Aimez-vous à ce point les oiseaux Que paternellement vous vous préoccupâtes De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? " 
Truculent: " Ça, Monsieur, lorsque vous pétunez, La vapeur du tabac vous sort-elle du nez Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? "
Prévenant: " Gardez-vous, votre tête entrainée Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! " 
Tendre: " Faites-lui faire un petit parasol De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! "
Pédant: " L'animal seul, Monsieur, qu'Aristophane Appelle Hippocampelephantocamelos Dût avoir sous le front tant de chair sur tant d'os !” Cavalier: " Quoi, I'ami, ce croc est à la mode ? Pour pendre son chapeau, c'est vraiment très commode! " ,
Emphatique: " Aucun vent ne peut, nez magistral, T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! "
Dramatique: " C'est la Mer Rouge quand il saigne ! " Admiratif: " Pour un parfumeur, quelle enseigne ! " Lyrique: " Est-ce une conque, êtes-vous un triton ?"
Naïf: " Ce monument, quand le visite-t-on ? " 
Respectueux: " Souffrez, Monsieur, qu'on vous salue, C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue! " 
Campagnard: " He, arde ! C'est-y un nez ? Nanain ! C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! " 
Militaire: " Pointez contre cavalerie ! "
Pratique: " Voulez-vous le mettre en loterie ? Assurément, Monsieur, ce sera le gros lot! "
Enfin, parodiant Pyrame en un sanglot: " Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître 
A détruit l'harmonie! Il en rougit, le traître! " 
- Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit 
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit: 
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres, 
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres 
Vous n'avez que les trois qui forment le mot: sot! 
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, I'invention qu'il faut 
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries, 
Me servir toutes ces folles plaisanteries, 
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart 
De la moitié du commencement d'une, car 
Je me les sers moi-même, avec assez de verve
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.